Expédition familiale au Laos

La famille De Haas s'envole lundi 24 décembre au grand complet  pour le Laos. 10 jours de voyage pour Pierre, Pascale, Caroline, Etienne, Magali, Marine, Benoît, Raphaël, Luc et Sabine. Vous pourrez suivre leurs péripéties historiques, sociologiques, ethnographiques, gastronomiques, anthropologiques, touristiques, religieuses et culturelles.  Il y aura de quoi rassasier tout le monde :  familles, amis, collègues et camarades !
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Mardi 1 janvier 2008

Luang Prabang a ete pendant longtemp la capitale des rois et la capitale du Laos. Classee depuis 1995 au patrimoine mondial de l'UNESCO, elle est devenue tres touristique. Beaucoup de marchands (surtout des marchandes, venues des villages Hmong pour la plupart) y proposent sacs, echarpes, housses de couettes, bijoux a des prix derisoires.

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Arrives hier a Luang Prang, nous avons deambules dans les rues de la ville, grimpe les 300 marches du Mont Phousi pour admirer la ville et fete le reveillon dans un restaurant 100 pour 100 lao. Tenu par un couple australo-laotien qui vient juste d'avoir un bebe, ce resto essaie de maintenir la tradition culinaire lao. Fameux.

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Aujourd'hui, ballade en bateau sur le Mekong. Pauses pour visiter les grottes de Pak Ou (haut lieu de pelerinage bouddhiste) et des petits villages eparpilles sur les bords du Mekong. Des photos, encore des photos a voir dans l'album photo Luang Prabang sur le cote du blog.

Au retour, visite du Wat Xieng Thong, le plus beau temple de la ville, construit en 1560. Avec le soleil couchant, c'est encore plus impressionnant.

 

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par Caroline DE HAAS publié dans : Visites
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Dimanche 30 décembre 2007
P1010682.JPGHier, visite de l'atelier de tissage de Madame Nikone, que nous retrouvons le soir a bord du bateau. Nous passons d'abord par l'atelier puis par la boutique. Les sacs et les echarpes sont magnifiques.

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Soiree tres enrichissante. Pascale avait reussi a rassembler sur le bateau 4 personnages lao. Madame Nikone, chef de l'entreprise de tissage qui forme les femmes pour les aider a monter des ateliers dans leurs villages. Son mari, directeur d'une agence pour l'environnement. Deux fonctionnaires : un enseignant a l'universite specialiste du Mekong et un membre de l'academie des sciences sociales. les discussions durent aussi riches que variees. Origines et legendes du Mekong. Politique economique du Laos et son developpement a cote d'un geant comme la Chine. Les constructions de barrages hydro-electriques sur le fleuve et leurs consequences pour le pays. La situation des femmes au Laos et ce qu'a amene la revolution pour leur emancipation. Les systemes balbutiants de securite sociale et l'acces aux soins dans le pays.

Bref, un regal. Madame Nikone nou a explique comment elle avait mis en place un systeme de protection sociale dans son entreprise, permettant aux femmes d'etre soignees gratuitement et d'avoir une pension au moment de la retraite. Apparemment, elle milite pour que toutes les entreprises fassent de meme mais a un peu de mal a se faire entendre.

Nous sommes partis ce matin pour le Nord du Laos. Adieux a la Dame du Mekong.
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Pause repas sur le bord de l'Ang Nam Ngum. Ce lac a ete cree en 1972 lors de la construction d'un barrage sur un affluent du Mekong. Plusieurs utilites ; le barrage fournit de l'electricite a toute la region et les iles sont utilisees pour installer des camps de reeducation a partir de 1975 (pour les opposants et les prostitues). Autre consequence du barrage : 250 km2 de forets de tek ont ete inondees. Ce bois etant tellement precieux, des entreprises emploient des plongeurs pour aller couper le bois sous l'eau et le remonter ! Un petit resto nous accueille. Ils essaient de nous avoir en coupant la biere avec de l'eau. Ils sont mal tombes. Apres avoir demande a voir ouvrir les bouteilles devant nous, Raymond commande du poisson pour tout le monde... et nous retrouvons avec de l'omelette. Nous ne cherchons pas a comprendre.

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Sur la route de Luang Prabang, nous faisons une halte a Vang Vieng, petite ville indiquee comme touristique par les guides. En realite, HYPER touristique. Nous tentons une ballade sur l'eau mais rebroussons chemin devant les hordes de touristes a moitie nus affales sur les bords de l'eau, biere a la main et musique techno a fond dans les oreilles (et dans les notres par le meme occasion). A cote, les laos continuent tranquillement a pecher ou a se baigner, tout habilles. Choc sociologique au coeur du Laos.

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Et partout, des enfants, encore des enfants...

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Samedi 29 décembre 2007

A la demande generale, je vais essayer de mettre quelques photos des gens. Voici le recit des deux dernieres journees. Pour avoir les infos sur la merveilleuse soiree que nous venons de passer en compagnies de Laotiens francophones (une chef d'entreprise, un directeur d,une agence pour l'environnement, un prof de fac et un fonctionnaire), il faudra attendre un peu. Nous avons parle de tellement de choses (dont de la situation des femmes au Laos) au,il faudra un peu de temps pour mettre ca par ecrit.

Pas de nouvelles depuis avant-hier car nous avons passé deux jours sur le bateau. Croisière grand luxe sur le Mékong. Nous remontons le fleuve jusqu’à un village laotien (Ban Keng More) qui vraisemblablement n’est pas habitué au passage de touristes occidentaux. Magali, Marine et Caroline sont l’attraction du village avec leur peau claire... voire transparente. Apparemment, les jeunes filles du village se damneraient pour en avoir une identique. Quand on pense que chez nous, certains dépensent des milliers d’euros dans des séances d’UV, ça fait sourire. Le clou du spectacle reste Luc, avec ses « quelques » kilos en trop, qui fait le bonheur des mamans du village… et les éclats de rire de tous.


Les gens sont tout sourire et nous accueillent à coup de « Sabaï Dee » (Bonjour). Nous participons à une partie de foot avec les gamins qui sortent tout juste de l’école. Les appareils numériques font le bonheur des gamins qui se battent tous pour être pris en photo les uns après les autres.

Les maisons sont grandes ouvertes. Une pompe tire l’eau du Mékong et alimente le village. Les enfants se mélangent gaiement aux volailles et à la poussière.

Les enfants justement sont nombreux. Très nombreux. Quand on sait que 54% de la population du Laos a moins de 20 ans, on comprend mieux. Magali, Benoit, Marine, Etienne, Luc et Sabine passent leur soirée et leur matinée avec eux sur la plage qui borde le Mekong. Parties de « 1,2,3 Soleil » ou de « Epervier es-tu là ? » à n’en plus finir. Succès fou. Mais le préféré reste Benoît ou « Be-no-ït » comme les enfants l’appellent. Il faut dire qu’avec ses cours particuliers de tectonique, il les a tous séduits !

Nous partons en ballade sur la route principale (la seule d’ailleurs). Premier choc visuel : tout devient soudainement rouge. Le sol est recouvert d’une terre ocre qui se transforme en une épaisse poussière lorsque les véhicules en tous genres qui passent (motos, vélos, camions, voitures, bus) la soulèvent. Chaque arbre, chaque maison, chaque habitant en est recouvert.
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Jeudi 27 décembre 2007
La journée fut donc consacrée à la visite de la capitale du Laos. L’histoire de ce pays est très mouvementée (j’attends l’exposé d’Etienne pour vous en dire plus). Royaume pendant de nombreux siècles, il subit les attaques de nombreuses contrées voisines : Thaïlandais, chinois notamment. Vientiane devient la capitale du Laos en 1563 (volant ainsi la vedette à Luang Prabang).
Avant la révolution communiste (1975), le pays fut colonisé par les français, puis bombardé par les Etats-Unis. Résultat : pas beaucoup de vestiges très anciens dans la ville et un mélange de cultures assez marquant. Les temples bouddhistes croisent les bâtiments communistes entre deux maisons coloniales en ruines.
La journée a commencé par la visite du plus vieux temple conservé de la ville : le Wat Sisaket. Il fut le seul à ne pas être rasé en 1820 lorsque les Siams (Thaïlandais) déferlèrent sur la ville... parce qu’il était le seul à être construit en style siamois. 5 pans sur le toit (au lieu de trois pour les laos) et orienté Est/Ouest (au lieu de Nord/Sud). Très joli « cloître » à l’intérieur, où l’on peut voir des milliers de Bouddhas (plus de 10 000 !). Le « Wat », temple, est constitué de plusieurs bâtiments : bibliothèque, sanctuaire (où l’on rentre les pieds nus), les stupas (autels qui contiennent des cendres de défunts) et un tambour à l’entrée pour appeler à la prière. Signe du passage violent des Thaïlandais, les Laotiens gardent un amoncellement de bouddhas à la tête coupée. Le bouddha a 45 positions. Au Laos, les bouddhas sont souvent dans la position « attestant la terre » comme sur les photos. 

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En face du Wat Sisaket, juste à côté du Palais Présidentiel (bien gardé, les touristes n’y ont pas accès), nous visitons le musée Phra Khéo, qui abrite une collection d’objets d’art (beaucoup de bouddhas, évidemment). A la base, ce bâtiment, construit comme un temple, abritait le bouddha d’Emeraude, une précieuse statue qui fut dérobée par les Siamois en 1779, lors d’un premier raid sur la capitale. Elle est aujourd’hui à Bangkok, les Laotiens la réclament toujours.
 


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Nous nous éloignons ensuite du centre pour rejoindre le Wat That Luang, monument religieux le plus important du Laos. C’est le monument « carte postale » du pays. D’ailleurs, les marchands ne s’y trompent pas : des dizaines d’échoppes attendent les touristes à l’arrivée. J’y trouve un magnifique tee-shirt avec la faucille et le marteau dessus. Ce stupa, immense, accueille selon les dires un cheveu de Bouddha ainsi que des cendres de sa hanche. Il a été « réhabilité » à grands coup de béton par les français. Pour éviter de faire trop laid, on l’a recouvert d’or. A midi, en plein soleil, l’effet est saisissant. Les temples qui l’entourent sont entièrement décorés. Sur l’un d’eux, on aperçoit des sculptures des 4 étapes de la vie de Bouddha : la naissance, la vie, l’illumination et la mort.

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Le soleil commençant à taper sévère, nous nous réfugions à nouveau au bord du Mékong pour déjeuner. Repas gargantuesque (commande passée par Raymond qui apparemment a voulu nous faire essayer toute la carte du restaurant). Poisson grillé, lap, poulet frit, légumes à la vapeur : les plats ne cessent d’arriver. La vue sur le Mékong (au niveau très bas) permet d’avoir un peu de fraicheur. On aperçoit des enfants qui se baignent et un pécheur qui apparemment, lui, ne craint pas le soleil.

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Après un passage au Sangha College, où des moines studieux travaillent et une pause pour un café Lao (un vrai) dans le centre de Vientiane, direction l’arc de triomphe de la ville. Conçu sur le modèle de celui de notre chère capitale à nous, il est construit entièrement en béton. Résultat, c’est très très moche. Quand on sait que ce béton (venu des USA) était en plus prévu à la base pour construire un aéroport, on hallucine un peu. Mais on monte quand même les 190 marches (Luc a compté !) pour avoir une vue complète sur la ville. Grâce au super zoom de l’appareil des parents, je croque quelques Laotiens sur le bord de la route.

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Nous finissons la journee pat un barbecue lao dans un resto tres sympa de Vientiane pour feter l'anniversaire de Magali. Clou de la soiree, le depart des parents, en mobylette, Papa conduisant maman (elle un peu emechee). Moment d'anthologie.
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Jeudi 27 décembre 2007

Nous avons passe aujourd'hui une journee 100 pour 100 culturelle. Tour des temples et des monuments historiques de la ville avec pause dejeuner gastronomique (et gargantuesque). Tout ca en compagnie de Dao, guide francophone.

En attendant le recit detaille que je ferais ce soir du bateau (pour eviter les heures dans les cyber cafe, Yann), voici la photo du jour, prise dans une pagode, lieu ou les Laotiens prient et ou les bonzes etudient.

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Jeudi 27 décembre 2007

Première journée à Vientiane. Très remplie. Avec encore quelques restes du décalage horaire dans les pattes. Mais une bonne nuit de sommeil dans un cadre paradisiaque nous a bien remontés. La fameuse « jonque » sur laquelle nous accueillent Pascale et Raymond avait alimenté depuis quelques semaines nos imaginaires respectifs. Pour ceux qui avaient joué à Valdo sur les vieux PC, l’image d’une vieille jonque chinoise en ruines, dans laquelle se cachait un trésor, nous laissait rêveurs… Au final, nous nous sommes rendus compte que les jonques pouvaient être très agréables à vivre (on vous laisse saliver avec les photos)

 
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Mardi matin, on attaque par un solide petit déjeuner, suivi par une cérémonie dans un petit temple bouddhiste voisin de la jonque. C’est l’occasion de découvrir la déco bouddhiste… Très colorée pourrait-on dire pour faire poli. Tout à fait kitsh en réalité. La journée est réservée à la découverte de la ville. Marché, déjeuner sur le bord du Mékong, balades, courses et musées avec petite pause sieste pour ceux qui veulent.  Vientiane est la capitale mais reste, selon nos standards occidentaux, une toute petite ville. 230 000 habitants. Elle est bordée par le Mékong (qui sert à cet endroit là de frontière avec la Thaïlande).Vientiane-4.JPGVientiane-2.JPG

  












Impressions des membres de la famille.

Tranquillité : les laotiens sont parfois appelés « les corses » de l’Asie du Sud-Est. Les occidentaux complètement stressés que nous sommes accusent le coup : personne ne crie, ne s’énerve et quand ça bouchonne dans les allées du marché, il suffit d’attendre un peu. Etonnant au premier abord, mais on finit par s’y faire. Pour les vacances en tous cas, faut pas pousser quand même !

undefinedContrastes : de la journée, on retiendra notamment quelques images assez étonnantes. Un moine bouddhiste (tenue orange, crane rasé), marchant à côté d’un énorme 4x4 flambant neuf. Des cabanes en tôle particulièrement pauvres à côté de bâtiments colorés et refaits à neufs (un ministère ou un bâtiment du parti en général). A chaque coin de rue, on est frappé par les fils électriques, qui sont posés en plein air, dans un enchevêtrement quasiment artistique. Face à face, sur la place centrale, on trouve un  bâtiment 100% colonial (qui sert aujourd’hui de Bibliothèque nationale) et un bâtiment 100% stalinien.

Rue : c’est en réalité le lieu de vie de la plupart des gens. La faible densité de population permet que tout le monde soit dehors sans se marcher dessus. On croise dans chaque rue des étals, en durs ou dans les roulottes. Fruits, poissons séchés, produits de beauté : on peut tout y trouver. On s’arrête le matin pour acheter des bananes chaudes à une vieille Laotienne qui accepte de se faire prendre en photo mais s’excuse de ne pouvoir sourire : apparemment, elle n’a plus vraiment de dents.


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Transports
 : Bien que la circulation ait doublé ces dernières années, elle reste largement supportable. Les Tuk-tuk (pouvant accueillir 6 passagers) et les parkings de mobylettes font bon ménage avec les 4x4 rutilants et les deux-chevaux à la peinture écaillée. Il n’y a pas de trains au Laos. Pas de transports en commun dans la capitale. Pour voyager d’une ville à l’autre, il faut prendre le bus ou utiliser le Mékong.
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Odeurs : première remarque, on ne peut pas les louper. Poisson, épices, riz, travaux : attention aux odorats sensibles. Celles du marché laisseront d’ailleurs Sabine un peu groggy. A moins que ce ne soit la vue d’une tête de porc sur un étalage qui l’ait un peu secouée. Le soir, les senteurs changent : on est baigné pendant quelques rues dans des effluves d’eucalyptus.

 Marché : d’abord des tôles, à perte de vue. Puis, lorsqu’on plonge dedans (littéralement), des bruits et des odeurs incroyables. On passe des étalages de viande, sur lesquels sont accroupies des femmes munies d’un chasse mouche fait maison aux étalages d’électronique en passant par le coin poisson, fruits et légumes. Au détour d’un couloir du marché, on tombe sur un salon de coiffure, dans lequel les femmes sont allongées à l’horizontal à 1 mètre 50 du sol. En plein milieu des étals de nourriture. Maman est tout à fait séduite… et séduisante ne peut s’empêcher de rajouter Papa (c’est mignon !)

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Repas : on déjeune sur le bord du Mékong. On goute à nouveau le Lap (mélange froid de viande sautée et mélangée à  de la citronnelle et d’autres épices). Puis une soupe Lao...un peu épicée. Le repas s’est terminé par un dévorage collectif de Longhan, un fruit qui ressemble de très près au Litchis. Le soir, soupe (encore) à bord du bateau. Pour en savoir plus sur les multiples soupes qui existent au Laos, on attend avec impatience la sortie de l’ouvrage de Raymond.

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Rencontre : nous avons été accueillis le temps d’un thé par la mère de Raymond. Elle a fuit le Vietnam en 1954 avec son fils et, sur le chemin de la Thaïlande qu’empruntaient alors beaucoup de réfugiés, elle s’est arrêtée dans un camp au Laos. Et y est restée. Elle habite une petite maison dans le quartier Viet de Vientiane (Dong Palan). Souvenir de la visite : cette photo de Hô Chi Minh qui trônait dans la pièce principale.

 

Communisme : quelques uns poussent vers la sortie de Vientiane où se tient le monument à la gloire du grand Kaysone (voir article précédent). Monumental, le musée abrite une exposition qui montre toutes les étapes de la prise du pouvoir par le parti communiste et  à partir de 1975, la merveilleuse progression économique du pays grâce au camarade Kaysone. Dès le premier panneau, on sent que l’exposition est légèrement  orientée : ce dernier décrit le peuple Lao comme un peuple « travailleur, hospitalier et aimant sa mère patrie ». On voit tout au long de l’exposition, Kaysone serrer la main de plusieurs leaders de partis communistes de différents pays. On trouve également une photo avec François Mitterand.

 
Contradiction ? : En nous baladant sur les bords du Mékong, nous furent soudainement interrompus par un bruit assourdissant. En nous approchant d’un préau en plein air, nous purent admirer une cinquantaine de laotiens pratiquant une gymnastique très rythmique au son de « I’m a Barbie girl, in a Barbie World ». Au dessus du préau, flotte un drapeau rouge avec la faucille et le marteau… La formule de Raymond résume bien notre impression : « Au Laos, le communisme est soluble dans le dollar… »

 

par Caroline DE HAAS publié dans : Visites
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