Le système politique de la République Démocratique Populaire Lao (RDPL) repose sur :
Le gouvernement central, composé
:
- du président :
Choummaly Sayasone, élu pour 5 ans (élu le 8 juin 2006)
- du premier ministre :
Bouasone Bouphavanh
- des ministres : il y en a 28,
dont un des plus important est le ministre de l'Intérieur.
Les ministres sont nommés par le président, avec accord de l'Assemblée
Nationale
La
constitution, adoptée en 1991
Article 3 : "Le droit du peuple d'être maître de la Patrie pluriethnique est exercé et garanti par le fonctionnement du système politique dont le Parti Populaire
Révolutionnaire Lao constitue le noyau dirigeant."
Le parti communiste
Pays communiste depuis 1975 (2 ans après le cessez-le-feu signé dans le cadre des accords entre les vietnamiens et les américains), il n'existe qu'un seul parti au Laos. Le Parti Populaire
Révolutionnaire Lao (PPRL, Phak Pasason Pativat Lao). Le parti décide de la politique gouvernementale par le biais des 9 membres du Politburo et des 49 membres du Comité central
Le parti trouve ses origines dans le Parti Communiste Indochinois fondé par Ho Chi Minh en 1930 (voir parti communiste vietnamien). Le PCI,
entièrement vietnamien à l'origine, grandit à travers la totalité de l'Indochine française et fut à même de fonder une section Lao en 1936.
En 1990, pour le 15e anniversaire du socialisme dans le pays, le Laos a supprimé la faucille et le marteau sur son emblème national, et remplacé
le mot socialisme par démocratie et prospérité.
Les organisations nationales qui contrôlent la vie économique, sociale,
culturelle et religieuse des habitants. Selon la FIDH : "Ces organisations sont appelées à servir les intérêts du Parti unique avant ceux de la population." Très bien structurées, elles possèdent
des bureaux aux trois échelons administratifs locaux (province, district, village) et jouent, par leur entremise, un rôle direct et important dans l’éducation de la population.
- Front
Lao l'Edification Nationale : dirigé par le ministère de l'intérieur. Il s'occupe notamment du contrôle des
religions.Exemple : depuis 1998, une nouvelle charte doit être signée
par les moines bouddhistes. Elle exige que les moines étudient le marxisme-léninisme, envoient des rapports hebdomadaires au ministère de l’Intérieur, obéissent aux
directives du Parti de l’État et enseignent un «bouddhisme revu et corrigé» par le Font lao pour la construction nationale
- Fédération des syndicats Lao : elle fédère les organisations de travailleurs.
- Jeunesse Populaire
Révolutionnaire Lao : elle éduque et entraîne la jeunesse et,
en particulier, les jeunes pionniers à devenir des patriotes et à relayer la cause du parti
- Union des Femmes
Lao : elle a pour objectifs de promouvoir la situation des femmes dans le pays.
L'Assemblée Nationale, qui est considérée par le Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme
comme une chambre d'enregistrement. Toutes les nouvelles lois adoptées par le gouvernement lui sont soumises pour approbation, mais ce dernier conserve le droit d’édicter des décrets. Il y a
115 députés.
Les gouverneurs qui dirigent les 16 provinces du pays