Expédition familiale au Laos

La famille De Haas s'envole lundi 24 décembre au grand complet  pour le Laos. 10 jours de voyage pour Pierre, Pascale, Caroline, Etienne, Magali, Marine, Benoît, Raphaël, Luc et Sabine. Vous pourrez suivre leurs péripéties historiques, sociologiques, ethnographiques, gastronomiques, anthropologiques, touristiques, religieuses et culturelles.  Il y aura de quoi rassasier tout le monde :  familles, amis, collègues et camarades !
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Samedi 29 décembre 2007

A la demande generale, je vais essayer de mettre quelques photos des gens. Voici le recit des deux dernieres journees. Pour avoir les infos sur la merveilleuse soiree que nous venons de passer en compagnies de Laotiens francophones (une chef d'entreprise, un directeur d,une agence pour l'environnement, un prof de fac et un fonctionnaire), il faudra attendre un peu. Nous avons parle de tellement de choses (dont de la situation des femmes au Laos) au,il faudra un peu de temps pour mettre ca par ecrit.

Pas de nouvelles depuis avant-hier car nous avons passé deux jours sur le bateau. Croisière grand luxe sur le Mékong. Nous remontons le fleuve jusqu’à un village laotien (Ban Keng More) qui vraisemblablement n’est pas habitué au passage de touristes occidentaux. Magali, Marine et Caroline sont l’attraction du village avec leur peau claire... voire transparente. Apparemment, les jeunes filles du village se damneraient pour en avoir une identique. Quand on pense que chez nous, certains dépensent des milliers d’euros dans des séances d’UV, ça fait sourire. Le clou du spectacle reste Luc, avec ses « quelques » kilos en trop, qui fait le bonheur des mamans du village… et les éclats de rire de tous.


Les gens sont tout sourire et nous accueillent à coup de « Sabaï Dee » (Bonjour). Nous participons à une partie de foot avec les gamins qui sortent tout juste de l’école. Les appareils numériques font le bonheur des gamins qui se battent tous pour être pris en photo les uns après les autres.

Les maisons sont grandes ouvertes. Une pompe tire l’eau du Mékong et alimente le village. Les enfants se mélangent gaiement aux volailles et à la poussière.

Les enfants justement sont nombreux. Très nombreux. Quand on sait que 54% de la population du Laos a moins de 20 ans, on comprend mieux. Magali, Benoit, Marine, Etienne, Luc et Sabine passent leur soirée et leur matinée avec eux sur la plage qui borde le Mekong. Parties de « 1,2,3 Soleil » ou de « Epervier es-tu là ? » à n’en plus finir. Succès fou. Mais le préféré reste Benoît ou « Be-no-ït » comme les enfants l’appellent. Il faut dire qu’avec ses cours particuliers de tectonique, il les a tous séduits !

Nous partons en ballade sur la route principale (la seule d’ailleurs). Premier choc visuel : tout devient soudainement rouge. Le sol est recouvert d’une terre ocre qui se transforme en une épaisse poussière lorsque les véhicules en tous genres qui passent (motos, vélos, camions, voitures, bus) la soulèvent. Chaque arbre, chaque maison, chaque habitant en est recouvert.
par Caroline DE HAAS publié dans : Visites
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Samedi 29 décembre 2007

Voici quelques moments du voyage qui méritent le détour...

Benoît vantant les produits locaux (Bière et Vache qui rit)

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Les parents sur une mobylette (quand on pense qu’ils nous ont interdit d’en acheter pendant toute notre adolescence…) 

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Etienne bientôt papa ? Marine bientot maman ?
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Noël à Compiègne !
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Magali sur un vélo Lao
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Et le clou du voyage : Benoît apprenant la tectonique aux enfants de Ban Keng More

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par Caroline DE HAAS publié dans : Généralités
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Samedi 29 décembre 2007
Pour beaucoup de Laotiens, l’arrivée du parti communiste au pouvoir en 1975 a avant tout mis fin aux conflits qui duraient depuis plus d’un siècle dans le pays. Si une grande partie des élites (étudiants, fonctionnaires, intellectuels, cadres) ont quitté le pays depuis cette date, la majeure partie de la population continue à penser que ceux qui ont amené la paix pourront amener la prospérité.
Lors de leur prise du pouvoir en 1975, les membres du PPRL collectivisèrent les campagnes. Le manque de coopération des paysans (à qui l’ont interdisait de pratiquer leur religion), l’absence de cadres (la plupart avaient fuit le régime) et une corruption très forte firent de cette expérience un échec total. Les premières années du régime communiste furent difficiles pour les populations : baisse du pouvoir d’achat et dégradations des conditions de vie. La confiance dans le parti commença à montrer des signes d’effritement dès 1979. Sur le plan national, le pays dépendait entièrement des financements extérieurs (URSS, Vietnam).
Pour faire face à ces difficultés, le parti entreprit une analyse profonde et une autocritique importante des politiques qu’il avait mises en place (peu commun comme pratique non ?). Il choisit alors de laisser de côté la politique économique de collectivisation pour passer peu à peu à une politique de marché. S’il fit le choix de s’ouvrir économiquement (circulation des biens à l’intérieur du pays, intégration dans un espace régional jusqu’à son adhésion à l’ASEAN), cette libéralisation économique ne fut pas suivie d’une libéralisation politique. Après 30 années de lutte armée contre les Américains, les Français ou encore les Thaïlandais, les membres du PPRL ne comptaient pas renoncer au pouvoir de si tôt.
A la fois à cause d’une absence de « classe ouvrière » en tant que telle (71% de la population est composée de paysans), d’un encadrement très fort des étudiants et d’un renouvellement très lent des cadres dirigeants du parti, les potentialités de contestation de la population sont assez restreintes. Des premières libertés ont commencé à être données en matière de religion (pratique courante du bouddhisme par la population et même par des cadres du parti) mais sur le plan de la liberté de la presse et de la liberté d’expression, ça n’avance pas. En 1992, trois hauts dirigeants du parti furent condamnés à 14 ans de prison pour avoir critiqué le régime et réclamé un système pluripartiste.
Quand on y regarde de plus près, pas grand-chose de communiste dans ce pays. J’ai expliqué à notre conducteur de Tuk-Tuk médusé que chez nous, l’éducation et l’accès aux soins étaient gratuits. Ici, il faut payer (cher) pour aller à l’école ou pour se faire soigner. Résultats : l’analphabétisme touche encore 50% de la population et l’état sanitaire de la population laisse grandement à désirer (le SIDA fait des ravages). Le libéralisme économique n’a pas apporté non plus la prospérité attendue. A l’heure actuelle, les aides internationales constituent 70% de son budget.

 

Quelques espoirs pour l’avenir : une croissance forte, une région du monde en expansion et une population jeune devrait permettre au Laos de sortir un jour des pays les plus pauvres du monde. Il est urgent que le pays s’équipe en infrastructures pour développer son économie et donc le pouvoir d’achat de ses habitants : routes, écoles, eau courante, électricité… dans beaucoup d’endroits, tout cela manque encore.
par Caroline DE HAAS publié dans : Politique
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Jeudi 27 décembre 2007
La journée fut donc consacrée à la visite de la capitale du Laos. L’histoire de ce pays est très mouvementée (j’attends l’exposé d’Etienne pour vous en dire plus). Royaume pendant de nombreux siècles, il subit les attaques de nombreuses contrées voisines : Thaïlandais, chinois notamment. Vientiane devient la capitale du Laos en 1563 (volant ainsi la vedette à Luang Prabang).
Avant la révolution communiste (1975), le pays fut colonisé par les français, puis bombardé par les Etats-Unis. Résultat : pas beaucoup de vestiges très anciens dans la ville et un mélange de cultures assez marquant. Les temples bouddhistes croisent les bâtiments communistes entre deux maisons coloniales en ruines.
La journée a commencé par la visite du plus vieux temple conservé de la ville : le Wat Sisaket. Il fut le seul à ne pas être rasé en 1820 lorsque les Siams (Thaïlandais) déferlèrent sur la ville... parce qu’il était le seul à être construit en style siamois. 5 pans sur le toit (au lieu de trois pour les laos) et orienté Est/Ouest (au lieu de Nord/Sud). Très joli « cloître » à l’intérieur, où l’on peut voir des milliers de Bouddhas (plus de 10 000 !). Le « Wat », temple, est constitué de plusieurs bâtiments : bibliothèque, sanctuaire (où l’on rentre les pieds nus), les stupas (autels qui contiennent des cendres de défunts) et un tambour à l’entrée pour appeler à la prière. Signe du passage violent des Thaïlandais, les Laotiens gardent un amoncellement de bouddhas à la tête coupée. Le bouddha a 45 positions. Au Laos, les bouddhas sont souvent dans la position « attestant la terre » comme sur les photos. 

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En face du Wat Sisaket, juste à côté du Palais Présidentiel (bien gardé, les touristes n’y ont pas accès), nous visitons le musée Phra Khéo, qui abrite une collection d’objets d’art (beaucoup de bouddhas, évidemment). A la base, ce bâtiment, construit comme un temple, abritait le bouddha d’Emeraude, une précieuse statue qui fut dérobée par les Siamois en 1779, lors d’un premier raid sur la capitale. Elle est aujourd’hui à Bangkok, les Laotiens la réclament toujours.
 


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Nous nous éloignons ensuite du centre pour rejoindre le Wat That Luang, monument religieux le plus important du Laos. C’est le monument « carte postale » du pays. D’ailleurs, les marchands ne s’y trompent pas : des dizaines d’échoppes attendent les touristes à l’arrivée. J’y trouve un magnifique tee-shirt avec la faucille et le marteau dessus. Ce stupa, immense, accueille selon les dires un cheveu de Bouddha ainsi que des cendres de sa hanche. Il a été « réhabilité » à grands coup de béton par les français. Pour éviter de faire trop laid, on l’a recouvert d’or. A midi, en plein soleil, l’effet est saisissant. Les temples qui l’entourent sont entièrement décorés. Sur l’un d’eux, on aperçoit des sculptures des 4 étapes de la vie de Bouddha : la naissance, la vie, l’illumination et la mort.

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Le soleil commençant à taper sévère, nous nous réfugions à nouveau au bord du Mékong pour déjeuner. Repas gargantuesque (commande passée par Raymond qui apparemment a voulu nous faire essayer toute la carte du restaurant). Poisson grillé, lap, poulet frit, légumes à la vapeur : les plats ne cessent d’arriver. La vue sur le Mékong (au niveau très bas) permet d’avoir un peu de fraicheur. On aperçoit des enfants qui se baignent et un pécheur qui apparemment, lui, ne craint pas le soleil.

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Après un passage au Sangha College, où des moines studieux travaillent et une pause pour un café Lao (un vrai) dans le centre de Vientiane, direction l’arc de triomphe de la ville. Conçu sur le modèle de celui de notre chère capitale à nous, il est construit entièrement en béton. Résultat, c’est très très moche. Quand on sait que ce béton (venu des USA) était en plus prévu à la base pour construire un aéroport, on hallucine un peu. Mais on monte quand même les 190 marches (Luc a compté !) pour avoir une vue complète sur la ville. Grâce au super zoom de l’appareil des parents, je croque quelques Laotiens sur le bord de la route.

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Nous finissons la journee pat un barbecue lao dans un resto tres sympa de Vientiane pour feter l'anniversaire de Magali. Clou de la soiree, le depart des parents, en mobylette, Papa conduisant maman (elle un peu emechee). Moment d'anthologie.
par Caroline DE HAAS publié dans : Visites
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Jeudi 27 décembre 2007

Nous avons passe aujourd'hui une journee 100 pour 100 culturelle. Tour des temples et des monuments historiques de la ville avec pause dejeuner gastronomique (et gargantuesque). Tout ca en compagnie de Dao, guide francophone.

En attendant le recit detaille que je ferais ce soir du bateau (pour eviter les heures dans les cyber cafe, Yann), voici la photo du jour, prise dans une pagode, lieu ou les Laotiens prient et ou les bonzes etudient.

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par Caroline DE HAAS publié dans : Visites
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Jeudi 27 décembre 2007

Première journée à Vientiane. Très remplie. Avec encore quelques restes du décalage horaire dans les pattes. Mais une bonne nuit de sommeil dans un cadre paradisiaque nous a bien remontés. La fameuse « jonque » sur laquelle nous accueillent Pascale et Raymond avait alimenté depuis quelques semaines nos imaginaires respectifs. Pour ceux qui avaient joué à Valdo sur les vieux PC, l’image d’une vieille jonque chinoise en ruines, dans laquelle se cachait un trésor, nous laissait rêveurs… Au final, nous nous sommes rendus compte que les jonques pouvaient être très agréables à vivre (on vous laisse saliver avec les photos)

 
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Mardi matin, on attaque par un solide petit déjeuner, suivi par une cérémonie dans un petit temple bouddhiste voisin de la jonque. C’est l’occasion de découvrir la déco bouddhiste… Très colorée pourrait-on dire pour faire poli. Tout à fait kitsh en réalité. La journée est réservée à la découverte de la ville. Marché, déjeuner sur le bord du Mékong, balades, courses et musées avec petite pause sieste pour ceux qui veulent.  Vientiane est la capitale mais reste, selon nos standards occidentaux, une toute petite ville. 230 000 habitants. Elle est bordée par le Mékong (qui sert à cet endroit là de frontière avec la Thaïlande).Vientiane-4.JPGVientiane-2.JPG

  












Impressions des membres de la famille.

Tranquillité : les laotiens sont parfois appelés « les corses » de l’Asie du Sud-Est. Les occidentaux complètement stressés que nous sommes accusent le coup : personne ne crie, ne s’énerve et quand ça bouchonne dans les allées du marché, il suffit d’attendre un peu. Etonnant au premier abord, mais on finit par s’y faire. Pour les vacances en tous cas, faut pas pousser quand même !

undefinedContrastes : de la journée, on retiendra notamment quelques images assez étonnantes. Un moine bouddhiste (tenue orange, crane rasé), marchant à côté d’un énorme 4x4 flambant neuf. Des cabanes en tôle particulièrement pauvres à côté de bâtiments colorés et refaits à neufs (un ministère ou un bâtiment du parti en général). A chaque coin de rue, on est frappé par les fils électriques, qui sont posés en plein air, dans un enchevêtrement quasiment artistique. Face à face, sur la place centrale, on trouve un  bâtiment 100% colonial (qui sert aujourd’hui de Bibliothèque nationale) et un bâtiment 100% stalinien.

Rue : c’est en réalité le lieu de vie de la plupart des gens. La faible densité de population permet que tout le monde soit dehors sans se marcher dessus. On croise dans chaque rue des étals, en durs ou dans les roulottes. Fruits, poissons séchés, produits de beauté : on peut tout y trouver. On s’arrête le matin pour acheter des bananes chaudes à une vieille Laotienne qui accepte de se faire prendre en photo mais s’excuse de ne pouvoir sourire : apparemment, elle n’a plus vraiment de dents.


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Transports
 : Bien que la circulation ait doublé ces dernières années, elle reste largement supportable. Les Tuk-tuk (pouvant accueillir 6 passagers) et les parkings de mobylettes font bon ménage avec les 4x4 rutilants et les deux-chevaux à la peinture écaillée. Il n’y a pas de trains au Laos. Pas de transports en commun dans la capitale. Pour voyager d’une ville à l’autre, il faut prendre le bus ou utiliser le Mékong.
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Odeurs : première remarque, on ne peut pas les louper. Poisson, épices, riz, travaux : attention aux odorats sensibles. Celles du marché laisseront d’ailleurs Sabine un peu groggy. A moins que ce ne soit la vue d’une tête de porc sur un étalage qui l’ait un peu secouée. Le soir, les senteurs changent : on est baigné pendant quelques rues dans des effluves d’eucalyptus.

 Marché : d’abord des tôles, à perte de vue. Puis, lorsqu’on plonge dedans (littéralement), des bruits et des odeurs incroyables. On passe des étalages de viande, sur lesquels sont accroupies des femmes munies d’un chasse mouche fait maison aux étalages d’électronique en passant par le coin poisson, fruits et légumes. Au détour d’un couloir du marché, on tombe sur un salon de coiffure, dans lequel les femmes sont allongées à l’horizontal à 1 mètre 50 du sol. En plein milieu des étals de nourriture. Maman est tout à fait séduite… et séduisante ne peut s’empêcher de rajouter Papa (c’est mignon !)

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Repas : on déjeune sur le bord du Mékong. On goute à nouveau le Lap (mélange froid de viande sautée et mélangée à  de la citronnelle et d’autres épices). Puis une soupe Lao...un peu épicée. Le repas s’est terminé par un dévorage collectif de Longhan, un fruit qui ressemble de très près au Litchis. Le soir, soupe (encore) à bord du bateau. Pour en savoir plus sur les multiples soupes qui existent au Laos, on attend avec impatience la sortie de l’ouvrage de Raymond.

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Rencontre : nous avons été accueillis le temps d’un thé par la mère de Raymond. Elle a fuit le Vietnam en 1954 avec son fils et, sur le chemin de la Thaïlande qu’empruntaient alors beaucoup de réfugiés, elle s’est arrêtée dans un camp au Laos. Et y est restée. Elle habite une petite maison dans le quartier Viet de Vientiane (Dong Palan). Souvenir de la visite : cette photo de Hô Chi Minh qui trônait dans la pièce principale.

 

Communisme : quelques uns poussent vers la sortie de Vientiane où se tient le monument à la gloire du grand Kaysone (voir article précédent). Monumental, le musée abrite une exposition qui montre toutes les étapes de la prise du pouvoir par le parti communiste et  à partir de 1975, la merveilleuse progression économique du pays grâce au camarade Kaysone. Dès le premier panneau, on sent que l’exposition est légèrement  orientée : ce dernier décrit le peuple Lao comme un peuple « travailleur, hospitalier et aimant sa mère patrie ». On voit tout au long de l’exposition, Kaysone serrer la main de plusieurs leaders de partis communistes de différents pays. On trouve également une photo avec François Mitterand.

 
Contradiction ? : En nous baladant sur les bords du Mékong, nous furent soudainement interrompus par un bruit assourdissant. En nous approchant d’un préau en plein air, nous purent admirer une cinquantaine de laotiens pratiquant une gymnastique très rythmique au son de « I’m a Barbie girl, in a Barbie World ». Au dessus du préau, flotte un drapeau rouge avec la faucille et le marteau… La formule de Raymond résume bien notre impression : « Au Laos, le communisme est soluble dans le dollar… »

 

par Caroline DE HAAS publié dans : Visites
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Mardi 25 décembre 2007

La premiere chose qui frappe en arrivant dans l'aeroport de Bangkok, c est la proprete. Tout est tellement niquel quon a l'impression de debarquer dans un aeroport de Playmobil, tout neuf. 4 heures a attendre l'avion qui nous emmenera a Vientiane. De quoi potasser un peu l'histoire du Laos.

Bombardements : le Laos est tristement celebre pour avoir ete le pays le plus bombarde du XXeme siecle. Il a recu plus de bombes que tous les pays reunis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les chiffres sont vertigineux. Entre 1963 et 1974, l'equivalent d'une tonne de bombe par habitant a ete larguee (par les Etats-Unis) sur le pays. Cela correspond a un bombardement toutes les 8 minutes... pendant 9 ans ! Consequence : il existe aujourd'hui un veritable marche de l'acier dans le nord du pays (partie la plus touchee) : les paysans demontent les restes de bombes et les revendent aux fonderies alentours.

2 decembre 1975 : c'est la date de la prise du pouvoir par le parti communiste. Section lao du parti indochinois creee dans les annees 50, le PPRL (reste secret jusau'en 1972) a utilise pendant 20 ans le Neo Lao Haksat, sa vitrine officielle, pour prendre petit a petit le controle des regions du Laos. En 1975, il reussi a prendre le pouvoir pacifiquement, poussant le roi a abdiquer.

Kaysone Phomvihane : c'est le nom a connaitre lorsque l'on arrive au Laos. Il a ete secretaire general du Parti pendant 30 ans. Quel parti ? Le seul autorise dans le pays : le Parti Populaire Revolutionnaire Lao. De fevrier 1972 a novembre 1992, Kaysone a ainsi dirige le pays.

par Caroline DE HAAS publié dans : Histoire
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Mardi 25 décembre 2007
Apres 10 heures de vol, nous passons le reveillon de Noel dans un aeroport vide. Au menu du repas de fete dans l'avion qui nous a amene de Paris a Hong Kong : bouillie de riz aux crevettes...

Tout le monde va bien mais Sabine commence a fatiguer... et a fatiguer tout le monde !

Joyeux Noel a tous, nous pensons tres fort a vous et aux huitres, foies gras et buches qui vous accompagnent !

par Caroline DE HAAS
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Lundi 24 décembre 2007

Le système politique de la République Démocratique Populaire Lao (RDPL) repose sur :

Le gouvernement central, composé :
-  du président : Choummaly Sayasone, élu pour 5 ans (élu le 8 juin 2006)
-  du premier ministre : Bouasone Bouphavanh
-   des ministres : il y en a 28, dont un des plus important est le ministre de l'Intérieur.
Les ministres sont nommés par le président, avec accord de l'Assemblée Nationale

La constitution, adoptée en 1991
 Article 3 : "Le droit du peuple d'être maître de la Patrie pluriethnique est exercé et garanti  par le fonctionnement du système politique dont le Parti Populaire Révolutionnaire Lao constitue le noyau dirigeant."

Le parti communiste

Pays communiste depuis 1975 (2 ans après le cessez-le-feu signé dans le cadre des accords entre les vietnamiens et les américains), il n'existe qu'un seul parti au Laos. Le Parti Populaire Révolutionnaire Lao (PPRL, Phak Pasason Pativat Lao). Le parti décide de la politique gouvernementale par le biais des 9 membres du Politburo et des 49 membres du Comité central

 
Le parti trouve ses origines dans le Parti Communiste Indochinois fondé par Ho Chi Minh en 1930 (voir parti communiste vietnamien). Le PCI, entièrement vietnamien à l'origine, grandit à travers la totalité de l'Indochine française et fut à même de fonder une section Lao en 1936.
 
En 1990, pour le 15e anniversaire du socialisme dans le pays, le Laos a supprimé la faucille et le marteau sur son emblème national, et remplacé le mot socialisme par démocratie et prospérité.

Les organisations nationales qui contrôlent la vie économique, sociale, culturelle et religieuse des habitants. Selon la FIDH : "Ces organisations sont appelées à servir les intérêts du Parti unique avant ceux de la population." Très bien structurées, elles possèdent des bureaux aux trois échelons administratifs locaux (province, district, village) et jouent, par leur entremise, un rôle direct et important dans l’éducation de la population.
 

-  Front Lao l'Edification Nationale : dirigé par le ministère de l'intérieur. Il s'occupe notamment du contrôle des religions.Exemple : depuis 1998, une nouvelle charte doit être signée par les moines bouddhistes. Elle exige que les moines étudient le marxisme-léninisme, envoient des rapports hebdomadaires au ministère de l’Intérieur, obéissent aux directives du Parti de l’État et enseignent un «bouddhisme revu et corrigé» par le Font lao pour la construction nationale

 
-  Fédération des syndicats Lao : elle fédère les organisations de travailleurs.
 
- Jeunesse Populaire Révolutionnaire Lao : elle éduque et entraîne la jeunesse et,
en particulier, les jeunes pionniers à devenir des patriotes et à relayer la cause du parti
 
- Union des Femmes Lao : elle a pour objectifs de promouvoir la situation des femmes dans le pays. 
 
L'Assemblée Nationale, qui est considérée par le Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme comme une chambre d'enregistrement. Toutes les nouvelles lois adoptées par le gouvernement lui sont soumises pour approbation, mais ce dernier conserve le droit d’édicter des décrets. Il y a 115 députés.
 
Les gouverneurs qui dirigent les 16 provinces du pays 
par Caroline DE HAAS publié dans : Politique
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Samedi 22 décembre 2007
Vientiane : c'est la capitale [Paris]

236 800 km² : c'est la superficie [550 000 km²]
5,6 millions : c'est le nombre d'habitants [62 millions]

85% : c'est le nombre d'habitants vivant dans les zones rurales [25%]
737 208 : c'est le nombre de touristes ayant visité le Laos en 2000
35,99 ‰ : c'est le taux de natalité [13 ‰]

68 : c'est le nombre d'éthnies recensées par les ethnologues
47 : c'est le nombre d'éthnies recensées par le Front lao d'édification nationale


Choummaly Sayasone : c'est le Président [Sarko Bruni chez nous]
19 juillet 1949 : c'est la date de l'indépendance
2 décembre : c'est la fête nationale
Kip : c'est la monnaie

et...
33° : c'est la température prévue [ chez vous !]
par Caroline DE HAAS publié dans : Généralités
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